On veut des légendes

Dans les moments difficiles, à quoi est-on prêt pour se redonner du baume au cœur ! Pour beaucoup, notamment les journaleux, la raison du bonheur d’il y a peu, comme quoi le matraquage et la tentative toujours plus forte d’asservissement psychique finissent à porter leurs fruits jours après jour, vient de tomber. La publication par le journal du Dimanche de leur marronnier du moment, le classement de la personnalité préférée des français. En soi, la chose n’a franchement pas grand intérêt mais c’est plus vicieux qu’il n’y parait. Qu’est qu’un top 50 du JDD ? Rien de plus mais également rien de moins qu’un simple méli mélo de vedettes de programmes télé dont Yannick Noah finit toujours premier. Le gars, il a arrêté le tennis il ya deux siècles au moins, et sur ce point le seul truc qu’il a su garder de son ancienne gloire maintenant défleurie c’est qu’il sait encore bien rebondir le bougre. Demandez d’ailleurs à un jeune de moins de 20 ans qui est le sbire, tous vous répondront sans palliatif un chanteur à succès. Rarement un sportif de haut niveau d’une certaine époque. Auparavant, dans le classement on trouvait des indéboulonnables années après années : une sorte de tiercé gagnant des immanquables ecclésiastiques nationaux au titre desquels se trouvaient par ordre de marche l’abbé Pierre, sœur Emmanuelle et frère Kouchner. On tirait de ces feuilles de choux des conclusions puissantes celui qui laissait pensait que les français montraient par ce biais leur attachement aux valeurs humanitaires. Hum !!! Tous ont hélas disparu bien que le sort du troisième ne soit pas encore véritablement scellé pour de bon. En effet, contrairement à Ingrid Betancourt qui faisait tout pour faire constater sa présence magistrale dans toute la jungle amazonienne, lui depuis son kidnapping par la junte sarkozienne fait tout ce qui est en son pouvoir pour se faire discret.

Les remplaçant son donc Noah Zidane, Youpi !!! D’où une conclusion ultime sur ce duo : les français, dorénavant plébiscitent les gars qui prennent leur retraite à 35 ans ou alors je me trompe !!?? Cependant, j’ai tout de même un doute sur la véritable valeur scientifique du classement et sur la cohérence des réponses des sondés. En effet, comment sont-ils capables de placer Chirac 46è avant Semoun qui est 47è ? En effet, comme comique Chirac semble meilleur et de loin mais qui nous dit que Semoun en président aurait fait pire. Héhé la question reste ouverte.

Dans l’absolu, en effet, quel ennui ces enquêtes à la con alors qu’il doit bien y avoir des trucs intéressants à dire, je ne sais pas dénoncer des trucs qui clochent par exemple, on doit bien en trouver des trucs qui vont pas en France. Cependant, quel bonheur de trouver tout de même quelques articles faussement naïfs, inutiles ou pire destructeurs. Cette phrase a ainsi pu faire un certain bruit dans le landernau : le figaro du 6 aout apprend t on annonçait l’approbation des français au nouveau tournant sécuritaire décidé par notre souverain pontife Nabot Léon Premier. Beaucoup a été dit sur le sujet. A propos des questions posées, et encore plus à propos de celles qui ne le furent pas du genre : « vous approuvez les nouvelles mesures du sarkozysme au Karcher, mais trouvez vous normal qu’il nous fasse le coup pour la trentième fois alors qu’il est aux commandes en matière de sécurité depuis 8 ans maintenant ? On a aussi beaucoup commenté l’étrange conception de l’égalité de tous devant la justice induite par les nouvelles mesures. Il est vrai, qu’elle tombe dans un contexte particulier. La droite veut se montrer d’autant plus impitoyable avec les méchants voyous pas beaux d’origine étrangère si on peut ce qui ne gâche rien qu’elle est pressée de faire oublier la façon d’on elle se comporte avec d’autres délinquants mais d’un genre différent mais là d’origine bien nationale pure souche. Souvenez-vous de la toute récente affaire Bettencourt. A la lumière de cette comparaison les choses peuvent devenir troublantes.  En gros, si tu t’appelles Mohammed ou si tu habites un quartier pourri ou que tu t’exprimes comme le bas peuple, si tu fais quelque chose de mal on n’hésite pas à rouler des tambours pour annoncer à tous ton châtiment exemplaire. Oyez Oyez braves gens venez nombreux à l’écartèlement en place publique en ce jour de grâce.  Par contre, si tu t’appelles Patrice de Maistre, que tes amis sont donateurs officiels de l’UMP et que tu as aidé à planquer de l’argent en Suisse, remarque pas beaucoup, juste quelques millions d’euros volés aux impôts du pays dont ils sont si fiers et si patriotes. Leur drapeau c’est leur porte feuilles et leur hymne l’internationale capitaliste mais bon, ils sont bons comédiens alors cette fois encore ça fera sensation de loin. Et bien en ce cas, on est plus discret avec toi, on t’envoie un ministre et on te remet à titre d’exemple pour que cela ne se reproduise plus la légion d’honneur.

Dès lors, comment encore croire en des modèles préétablis à des formes de gouvernement, de justice, à des modes de vie. On manque de repères valables. Ceux proposés à tour de bras par les médias sont presque toujours faux, mais toujours destructeurs. Et en plus je ne parle même pas des Secret Story, des iles de la tentation ou de dilemme. Non le journal télé suffit amplement à remplir le quota. Parfois, souvent même je ne vois que tentative de réduire la société à de simples spectateurs de leur vie ce qui génère la perte quasi-totale de volonté d’entreprendre seul. Une société clés en main type est créée pour toi, alors pourquoi vouloir en bâtir une autre qui ne serait pas celle là.

Ne pas voir clair plus loin que le bout de son nez peut être la solution pour ne pas voir ce qui cloche sinon on se retrouve dans le même cas que dans The Island, film où Lincoln six echo et sa camarade Jordan Two Delta font partie des centaines de produits d’une immense colonie souterraine où la vie est étroitement surveillée et régie par des codes très stricts. Le seul espoir de s’échapper de cet univers stérile est d’être sélectionné pour un transfert sur l’ile. A en croire les dirigeants de la colonie, l’ile serait le dernier territoire à avoir échappé à la catastrophe écologique qui ravagea quelques années auparavant la planète et rendit l’atmosphère irrespirable. Si on le voulait, on pourrait être des Lincoln, ceux qui ont longtemps cru à ce paradis promis, mais qui depuis un temps certain font des cauchemars qui hantent leurs nuits et troublent leur vie jusqu’à les faire s’interroger sur le sens réel de leur satanée vie et sur les restrictions faites sur la liberté de certains mais pas de nombreux autres.

Après, essayer de parlementer avec les gens revient littéralement à se taper le cul à terre. Ils s’en cognent carrément le coquillard. Ils sont trop absorbés par ce qu’on leur dit apprend ce qu’on leur défend. A ce titre ça me rappelle le scénario d’Avalon, un film sur un jeu de guerre virtuel et illégal. Avalon peut détruire comme une drogue : certaines victimes, décérébrées, deviennent des non revenus. Dans le film c’était le cas de Murphy, un as pourtant qui n’a su résister à l’ombre. Son ancienne coéquipière tente de comprendre pourquoi. Une quête introspective est donc de rigueur.

On manque franchement de points de repère, de modèles voire même de héros. Auparavant, les gens pouvaient aisément prendre quelqu’un en exemple, comme guide. Dorénavant cela ne semble plus vraiment le cas. Alors, je me suis mis à me demander pourquoi et lors de cette introspection m’ait venu la déduction suivante : tout ce qui a était longtemps considéré comme incroyable, surprenant voire improbable a été dépassé, sorte de parallèle aux livres de Jules Vernes hormis voyage au centre de la Terre. Les gens ne savent plus rêver. Pourtant en y regardant de plus prêt me direz vous à juste titre une myriade de scénarii ont été pondus sur le sujet des super héros depuis ces dernières années, surtout depuis dix ans avec l’explosion des nouvelles techniques de réalisation, la 3D, l’animation et autres sans faire le catalogue. De plus, 10 ans après le succès de X-men Hollywood semble ne pas vouloir en finir avec la recette qui a fait ses preuves en mettant en scène des héros dotés de super pouvoirs. Mais ceux-ci trop nombreux ne risquent ils pas de perdre de leur magie et de créer une overdose auprès du public trop vite lassé. En effet, vous n’en avez pas marre vous de tous ces types en justaucorps qui se bousculent sur les écrans pour sauver le monde ? Au Comic on de San Diego vois-je dans la presse spécialisée, la convention annuelle des geeks du monde entier devenue une vitrine pour les grands studios, Warner lançait Green Lantern, un gars en collant vert auquel l’anneau magique confère des super pouvoirs. Paramount pour sa part, présentait Megamind le super méchant au centre du nouveau dessin animé DreamWorks, Thor le dieu Viking avec son marteau de guerre surdimensionné Captain America le super soldat patriote et son bouclier indestructible et surtout The avengers à savoir Thor, Captain America, Iron Man, Hulk, la Veuve Noire, Œil de faucon dans le même film. La Fox, pendant ce temps peaufine son X-men first class. Sony prépare le nouveau Spiderman. Christopher Nolan qui a joué dans Batman the dark knight supervise quant à lui le remaniement de superman pour Warner. Et encore tout cela c’est sans compter sur les multiples projets encore en développement du type : Dr strange, l’homme fourmi, Wonder Woman et surement d’autres encore j’en suis sûr.

Mais la question se pose tout de même de savoir si les studios ne sont pas en train de tuer la poule aux œufs d’or ? Jusqu’à l’heure actuelle les blocks busters de ce type ont particulièrement bien marché dans les salles obscures générant des plus values fort convenables (sic) pour les studios. Dès lors, tout le monde semble vouloir s’engouffrer dans la faille, même Tarantino avec son Kick Ass, sa version burlesque du vengeur masqué, pourtant me parait-il plutôt honnête, mais qui a était un four de poids. Faut-il y voir le début de la fin du règne sans partage des super héros ? Peut-être pas car n’oublions pas que tarantino sur le coup s’est attelé à dure tache de séduction car ses protagonistes n’étaient pas directement identifiables par le public car purement inventés pour l’occasion, public qui de fait ne s’est pas déplacé. Cependant, Green Lantern et Thor, pourtant fantastiques héros des comics semblent à mon sens moins puissants que les Spiderman ou les Batman dans la connaissance collective des non « spécialistes », et ceux-ci pourraient également ne pas fonctionner ou tout au moins beaucoup moins efficacement. Bon, il ne faut pas renier le fait qu’il existe sur cette partie de la galaxie un nombre incommensurable de blaireaux prêts à voir n’importe quoi juste parce que la folie du moment ou tout au moins depuis un certain Avatar est de regarder les films en 3D. C’est un fait c’est franchement pas mal ça apporte un réel plus au film, ça devient plus immersif. Mais ça n’apporte pas un scénario plus fouillé pour autant. Les images sont certes belles mais question histoire circulez il n’y a rien à voir. Dégagez. Alors la 3D nouveau super pouvoir du super héros ? Possible mais il faudra peut-être posséder un cerveau bionique ou des yeux en acier trempé pour visionner tous ça car dans le métier du sauveur de la veuve, de l’orphelin et de l’univers en général il n’y a pas de période de vacances, il faudra bien ça pour supporter le choc. N’empêche il faudra les briefer pour qu’ils sortent de temps à autre des toiles de tente tendues dans les salles obscures pour solutionner les problèmes du monde réel, ça serait pas plus mal.

il y a toujours un enfant un banc une rue

Comment traverser le désert de Gobi en restant dans son propre pays ? La réponse semble évidente à mes yeux, venir vivre, pour un temps, à Sains les Pernes, petite commune rurale du ternois. Toutefois, la situation n’est pas aussi simple que prévu au départ, car si l’on se trouve bel et bien dans une petite commune, on a parfois l’impression que la Terre entière y passe, pour aller je ne sais où, faisant souvent de mes nuits des cauchemars me figurant ce que doit endurer la fille dans la guérite autoroutière de péage aux heures d’affluence. Un flot continuel et disparate passe sous les fenêtres de la demeure faisant trembler la tête de lit pourtant se trouvant dans une chambre certes à route mais éloignée de celle-ci de quelques 8 mètres et protégée du dehors par un double vitrage. Dès lors, la situation devient ubuesque dans le sens où ne pouvant parler à quasiment personne ici tant le côté relationnel y fait défaut, souvent même, on préfère éviter certains par peur d’entendre moult déversements de méchancetés, de ragots nauséabonds, tant aussi et sans vouloir dénigrer, le niveau de connaissances, de culture, de savoir vivre et surtout de respect est bas, et en même tant donc, ce village semble être le centre du monde routier, un genre de point stratégique de passage. On se retrouve donc seul avec soi-même parmi la foule anonyme et éphémère.

Depuis toujours, je passe mes vacances ici, dans le village où habitaient mes grands parents, et tout se passait pour ainsi dire très bien mais, malheureusement, et ce même en tentant de retenir le temps entre ses dents, on ne parvient pas à garder ses 10 ans et les malheurs de la vie font que ceux qui étaient là, garants d’une certaine stabilité immuable ne sont plus et la vie semble bouleversée. Ce village, lieu quasi idéal en un temps révolu maintenant, est devenu à l’heure actuelle celui de l’ennui profond. En effet, plus d’occupations de gamin au titre des quelles on trouvera pêle-mêle les cabanes dans les arbres, la recherche dans les souterrains des villes voisines, les découverte des rampes de V1 et V2 toutes proches, les innovations folles. Reste aujourd’hui le souvenir de ce temps qui quand je compare à ce qu’est devenu ce petit bout de territoire peuplé de quelques 270 habitants tout au plus, me parait loin. Plus rien ne subsiste, les vieux sont morts, les maisons ont poussées comme des champignons, amenant par ce biais une population rapportée qui ne s’intégrera jamais et qui par le biais d’un portail automatique qui s’ouvre à distance, avant l’arrivée devant la maison s’engouffre sans un mot pour disparaitre jusque la prochaine ouverture. Parfois, tout de même un rapide bonjour du bout des lèvres vous rappelle que les voisins savent parler et semblent également appartenir au genre humain. Étonnant tout de même.

Autre particularité locale, et qui m’exaspère toujours, la multiplication exponentielle des 4×4, chacun a le sien ou presque. Pourtant qui dit village en zone rurale pense tracteur et ferme. Du tout, pas ici. Les fermes sont encore belles et bien présentes mais plus aucun fermier ne les occupe car de fermiers il n’y en a plus trace. Les anciens bâtiments et corps de fermes sont devenus les lieux de vie de néo ruraux voulant fuir les tracas urbains, pour mieux connaitre les nouveaux soucis du déplacement constant (sic). Ceux-ci rachètent les pâtures à tour de bras afin de mettre une myriade de chevaux, poney, ânes et autres bestioles à la con, toutes aussi inutiles les une que les autres. Bien sûr qui dit domaine dit protection de son domaine, alors l’armada de chien déferlent en masse sur la localité au point que par maison, trois ou quatre canidés hantent jour et nuit les cours, arpentent sans passion les jardinets trop petits pour leurs ébats de chien de plus de 15 kilos, et hurlent à la mort, aboient, se battent. J’ai d’ailleurs émis à ce titre l’hypothèse de rebaptiser la commune chiens les pernes mais cela ne sera pas du goût de tous. Car, quand excédé à trois heures du matin par l’appel de la forêt, l’envie peut te prendre d’aller égorger une bonne fois pour toute le chien bien sûr mais aussi le maître. Arrivé devant la porte des gêneurs, après une attente interminable pour obtenir une réponse, forcément eux dormaient, ne me demandez pas comment cela reste pour moi le mystère du siècle. Le conciliabule tourne forcément toujours court car si le chien aboie c’est de ma faute, ben oui c’est vrai je suis con ou quoi qu’est ce que je fous en calbute dehors alors qui pèle sa race (pas un bichon en tout cas, pas le même son) à agacer des clébards. Alors, je me dis que de toute façon ça ne sert à rien, je perds mon temps à tenter de parler avec eux, ils sont trop cons pour moi. Après avoir entendu que de toute façon si je n’aime pas les chiens alors je n’aime pas les gens, je retourne donc chez moi, prend ou non un téléphone afin d’avoir éventuellement la gendarmerie, je tombe sur arras qui forcément ne connais rien à la géographie du ternois, logique, ils promettent de s’en occuper, j’éteins la lumière et à force de me retourner il est préférable de déjeuner plutôt que de dormir. Au moins j’économise mes draps me dis-je.

Mis à part le fait que l’on peut se battre avec tout le monde chaque jour, les occupations se font rares, entre les sempiternelles lamentations sur le fait que mon fumier de voisin en face a encore cette année ci atomisé mon lopin de terre et que forcément rien ne pousse, le fait qu’il n’y a plus aucun commerce, aucune école, aucun réseau de téléphonie valable. Dès lors, heureux d’avoir embarqué mon vélo, je parcours nombre de bornes pour passer le temps, mais malheureusement les routes disponibles n’étant pas illimitées mes circuits passent souvent au même endroit. Mais bon, ça meuble

Et apres on dit met pas tes doigts dans ton nez !!!

Décidément, l’actualité est une fille vachement sympa. En ce moment, les informations concernant le présent sont tristes à mourir, souvent inintéressantes voire parfois nauséabondes, celles qui parlent de l’avenir au moins aussi gaies que l’on souhaite se pendre. Aussi, cette brave personne que constitue l’actualité est prête à tout pour nous consoler. Partir en expédition dans le passé le plus lointain pour nous en ramener les vraies bonnes nouvelles du moment. Voyez celle que nous venons d’apprendre à propos d’un de nos vieux cousin, l’homme de Néandertal. Je le sais, les découvertes qui révolutionnent les connaissances que l’on a de lui ne sont pas originales, il en tombe des différentes tous les deux ans. C’est d’ailleurs assez amusant, le gars a disparu il y a 35000 ans et dans le genre, il est pire que Mickael Jackson. Il ne se passe pas 6 mois sans que l’on revienne sur sa vie pour t’en refourguer une nouvelle version. Ainsi, jusque dans les années 80 Néandertal, de son nom bien germanique, tiens donc faut il y voir une allusion cachée, les spécialistes nous le diront bien vite (sic) c’était le butor des cavernes, sorte de croisement entre un grand singe velu et un gardien de but de la Mannschaft de l’époque, c’est vous dire le spécimen, un vrai bourreau des coeurs. Récemment, il a été relooké par l’équipe de Valérie Damidot avec en featuring spécial Stéphane Plazza, ce qui le transforme du tout au tout. Ainsi, désormais, le garçon est hautement civilisé, très respectueux de la nature, une sorte de Nicolas Hulot mais en plus poilu. On le suspecte même de cautionner la taxe carbone et de travailler en cachette de l’obscurité de sa caverne perdue à la construction de la voiture électrique révolutionnaire. Vilma, où as tu mis le lithium pour mes batteries mille milliards de brontosaures !!!

On sait désormais qu’il était très en avance en matière de parité entre les espèces : il lui arrivait même de coucher avec des gens qui n’était pas de la sienne. A ce moment là, si on ne considère pas les préhistoriques comme des hommes, coucher avec des presque animaux est ce de la zoophilie ? Mais ne peut on pas se demander aussi si on regarde bien le fond des choses comme coucher avec sa cousine proche ? Encore ici les spécialistes du web se pencheront sur le sujet. En tout cas, je demande aux RG de se mettre sur le sujet et ce dès maintenant.

Elle est là en effet, la nouvelle incroyable que l’on vient d’apprendre, une étude précise de notre ADN et du sien a parlé. Ils en avait les moyens comme on dit souvent. Lampe dans la gueule, goute d’eau, born in the USA, annuaire et radiateur tout le dispositif a été mis en place. Contrairement a ce que l’on a cru longtemps, nous autres, fils de Crao le sage nés aux pieds du mont bleu, nous autres les fils de Sapiens et qui plus est Sapiens Sapiens, avons en nous des gènes (donc pas de plaisir et merde) de Néandertal et ce à hauteur de 1 à 4 pour cent répartis aléatoirement sur tout le corps. Mais à croiser des gens dans les rues parfois on se demande si il en resterait pas des poches de résistance à l’évolution dans certains quartiers qui auraient en leur sein des membres actifs mieux garnis en mitochondries préhistoriques. Enfin, ce n’est que mon avis bien sûr. N’empêche, c’est bien la preuve que nos ancêtres fautaient sans vergogne. Et les média, en bon soldat, s’engouffrent dans la faille béante, pour toujours mieux informer, nan je déconne pour vendre plus de feuilles de choux. Ainsi, si il y a 30 ans, les magazines cherchaient un sujet pour égayer les lecteurs en vacances à grand frais de « heureuses à poil à Mykonos » ou de « la vérité du tourisme sexuel et ses adresses utiles en indochine » maintenant, le sujet hot de juillet peut concerner du cul remontant à 80 millénaires, c’est pas frais ouvre la fenêtre bordel !!! En plus il n’y a même pas de photo scoop paparazzi, d’ailleurs, c’est peut être pas plus mal, ces gens sont quand même de notre famille. Voir sa grand mère se taper des poilus en tout genre ça peut choquer quelque peu je suppose. En plus, on manque de détails croustillants du genre comment draguait on à l’époque. Néandertalette allait elle aguicher le Sapiens à coups de t’es Cro Minon mon lapin à dent de sabre ? Tout est possible.

Reste le point merveilleux dont on ne peut se lasser à propos de ces rencontres  adultères, on sait désormais qu’elles se sont déroulées au Moyen Orient, dans une région du globe donc où l’on désespère toujours de trouver une parcelle d’humanité. Souvent, même entre humains dits évolués ils ne savent que se bourrer la gueule à grand renfort de missiles, de grenades et balles d’attentats et autres spécialités endémiques . Et bien voyez, il n’y a que quelques millénaires encore ces gens là pouvaient éprouver des sentiments entre espèces qui normalement ne pouvaient se piffrer.

Certains diront que l’on s’en fout complètement, peut être mais quand bien même cela fait partie de la connaissance. Et en ce sens, Nietzsche disait la culture c’est une unité de style qui se manifeste dans toutes les actions de la nation. Et il est vrai que procéder à un échantillonnage précis en regardant à travers le prisme du parti pris de la désinformation voire de la reformulation ne peut jamais donner de fruits sains. Néandertal a été découvert la première fois en Allemagne à Néander précisément vers la mi 19ème siècle grande époque du surhomme, de Darwin et de l’évolutionnisme, des thèse fascites et d’apartheid ambiant, ceci explique son classement assez rapide dans des aspects de balourd violent asocial voire autiste ne sachant pas communiquer. Ca arrangeait trop la science. Dès lors la découverte, en France qui plus est de Cromagnon lui si évolué si social si technique a parachevé la thèse que certains sont primitifs et d’autres doivent gouverner le monde. Une culture n’est qu’un état d’esprit d’une époque sur un peuple, elle ne vaut que là et ne survit que rarement après la disparition des protagonistes. De ce fait, ce petit conte reflète pour partie la vision tronquée que l’homme se faisait sur ses origines et des conclusions hâtives qu’il en tira pour se croire mieux armé que d’autres peuples car de lignée plus noble. Et comme le disait François de la Rochefoucauld le propre de la médiocrité est de se croire supérieur.

Dès lors, quand vous croiserez un fossile dans la rue souriez lui, en un sens c’est un peu ta mémé.

Constat de vie que je descrivrai volontier par un ‘voila’

Fort est de constater que parfois la vie vous rattrape sans trop l’avoir cherché. Elle vous dicte des choix de vie et on doit suivre, bon an mal an. Bon je ne vais certes pas me plaindre mais et on l’entendra certainement comme cela je n’ai rien fait pour ou si peu. Certains, diront que j’ai fait de mon mieux, d’autres certifieront d’un travail accompli, ouais de la chance et encore mais pas autre chose.Me voila par la force des choses dirigé vers une cité où finalement je ne connais que peu de monde, si une connaissance rapide de bar et une fille suffisamment mignonne pour faire 1000 fois mon bonheur mais je connais déjà le scénario, il est écrit par avance et j’en ai les scripts. je ne me fait aucun plan, tout est mort, je vais faire la tournée des grands ducs et elle trouvera mieux que moi, c’est couru et je le comprendrai parfaitement. l’habitude surement.

 

Me voila à la veille du grand bain, certains en rêve dès le plus bas âge, ne se sentant pas réellement à leur place là où ils se trouvent. Moi, je ne saurai dire si cela me va, je ne l’ai jamais connu, beaucoup diront que c’est la situation envisageable, surement, mais un envisageable palliatif de quoi d’autre, de rien, pas encourageant, attendre la fin sans but, seul et prostré ce n’est effectivement pas terrible, mais actif dans quelque chose de neuf pour lequel on ne sait si cela va aller créé tant de troubles que l’on se demande si autant d’années passées ne sont pas gaspillées pour peu de satisfactions. Bien sur je vais encore passer pour un quelqu’un qui ne réalise pas le chemin qui s’ouvre à lui mais quand même je suis sceptique.

 

Il fait chaud autour de moi, je ne vis réellement que tard et je cogite, me retournant sans cesse au fond d’un lit surchauffé de désillusions, de rêves impossibles et de rancoeurs que je préfère évacuer de mon esprit. Quel gageure, tout de même, j’ai la chance de me sortir d’un pétrin monstre et en même temps je ne mérite que moyennement le titre ou je ne sais comment m’en glorifier.

 

De toutes ces années passées à lire relire et relire encore des choses éparses, ci et là dans l »espoir secret d’en avoir l’usage un jour je n’en ai retenu, à l’heure du bilan final où l’école, la fac ou autre label semble derrière moi, que peu d’usage réel pratique vu que l’environnement semble avoir tiré sa révérence ultime face au grand capital tout puissant, formation au demeurant fort peu génératrice d’emplois. Les seules constantes de cet acharnement à parvenir à quelque chose semble être la perte de mes cheveux, d’une partie de mes yeux, des de mes rêves et de ma naïveté sur la vie.

 

Pour patienter en attendant l’heure fatidique du départ vers d’autres horizons, je me ressource en campagne. Bon en fait je ne ressource rien du tout, et je m’emmerde profondément, moins qu »en ville me demanderez vous ? Oui car je n’y ai pas internet, alors je fais du vélo. Ca n’a certes rien a voir mais ça occupe pas mal les jours de grand désarroi de tromper l’ennui avec des crampes dans les mollets. Mais le comble c’est qu’avec l’entrainement que je possède, non que je sois bon à vélo, les crampes ne viennent que vers les 80 kilomètres dès lors ça oblige à les parcourir et à inventer sans cesse des parcours inédits. La nature humaine n’étant pas prolixe en ce domaine et n’étant pas ingénieur routier, je repasse sans fin aux même endroits, mon parcours n’étant même en imaginant que des cercles ayant pour centre sains les pernes le village où malheureusement j’ai eu la malchance de me retrouver. Centre perdu où aucun calme n’est possible du fait d’une route digne des meilleurs péages d’autoroute et suffisamment paumé pour ressembler au désert de Gobi les jours où il n’y a que le vent qui caresse les sommités arides des cactus flétris. Le peu de gens, autochtone du lieu, connus de toujours; me répugne, aucune conversation n’est possible avec eux, non du fait d’un excès de suffisance de ma part, je me sais tolérant mais là il ne faut pas pousser quand même. Des incultes, jugeant au préjugé, y allant de son petit commentaire assassin, n’hésitant pas à lancer une calomnie ou deux histoire de bien te faire une réputation, rien de bien inhabituel somme toute mais suffisamment pour te faire détester un lieu où tu as passer la majeure partie d’un temps révolu à jamais dans l’arrière cour de souvenirs meurtris, souvenirs qui demeurent lointains tant la réalité, sa folie semble toujours là, au aguets.

 

Pas de projet de vie, rien j’attends le déroulement des opérations, on verra bien en temps voulu. Si un but tout de même mais, plus personnel et en rien en rapport avec un choix de vie autre, simplement m’acheter un vélo digne de ce nom, un vrai vélo qui me permette d’oublier comment je m’appelle dans des cols mythiques, là où seul avec ma peine je déverserai à travers une sueur épaisse un flot de souffrances enfermées. Extirper à travers des coups de manivelles des espoirs déçus pour enfin poser une tête vidée par une juste fatigue sur un oreiller et dormir du sommeil du juste jusqu’au lendemain sans entraves. Mais cela semble trop demandé, m’apparait il.

 

Je ne peux juste qu’être reconnaissant envers ceux qui m’apportent le peu de consolation que je puisse disposer, habiles jardiniers qui fleurissent mon âme.

 

Enfin soit, au pied du mur on voit mieux le mur comme on dit, j’aimerai davantage ne pas savoir écrire mais bon c’est comme ça je me perds comme toujours en longs baratins et je ne vois pas le temps passer. On finira donc en affirmant comme Sénèque  que le gladiateur se dessine dans l’arène, il faudra y faire acte de bravoure pour compenser un manque plus affectif.



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